Il y a des machines qu’on teste, et des machines qu’on vit. La Snapmaker U1 appartient à la deuxième catégorie : je n’ai jamais enchaîné autant d’heures d’impression pour une review. J’ai imprimé, imprimé et imprimé encore, juste pour le plaisir, et je te livre ici mon test Snapmaker U1 complet, sans filtre : montage, calibration, les huit impressions qui m’ont scotché, les défauts et mon verdict cash.

Avant d’entrer dans le vif, la transparence, comme toujours sur cette chaîne : cette machine m’a été envoyée par Snapmaker dans le cadre d’une collaboration commerciale. Pour être clair : pas de rémunération, c’est un échange, la machine contre du contenu. Mon avis reste le mien, défauts compris.

Et le résumé tient en une phrase : pour moi, c’est la plus grosse claque de tout ce que j’ai testé sur cette chaîne, jusqu’à maintenant. Voilà pourquoi ce test Snapmaker U1 mérite d’être lu jusqu’au bout.

💥 Le concept : quatre têtes au lieu des purges

Snapmaker U1, l'imprimante 4 têtes du test : 4 bobines intégrées, écran tactile

La U1, c’est un tool changer. Quatre têtes d’impression indépendantes, directement intégrées à la structure de la machine. Pas d’AMS, pas de boîtier externe qui s’empile à côté : tu as quatre têtes, quatre couleurs, quatre matériaux, et le changement se fait tout seul. C’est le cœur du concept, et c’est ce qui rend ce test Snapmaker U1 radicalement différent de tout ce que j’ai pu faire avant.

Dans ce test Snapmaker U1, le prix casse les codes : comptez 899 euros en ce moment, sous la barre des 1 000 euros pour une machine quatre têtes indépendantes. Il y a deux ans, c’était tout simplement impensable : le seul tool changer du marché dépassait les 3 000 euros. Fais le calcul, pour ce prix-là, tu repartais avec une seule machine. Aujourd’hui, Snapmaker annonce plus de 100 000 unités vendues dans le monde, et le mécanisme SnapSwap a été testé à plus d’un million de changements de tête sans la moindre panne mécanique. Avec deux ans de garantie et une garantie du meilleur prix pendant trente jours.

🔧 Un montage guidé au poil, même pour un débutant

Pour ce test Snapmaker U1, j’ai joué le rôle du débutant total, comme toujours. Et je pèse mes mots : je n’avais jamais monté de machine à plusieurs têtes d’impression. Le verdict de ce test Snapmaker U1 sur le montage : c’est guidé au poil. Tout est numéroté, les porte-bobines et leurs emplacements, les vis dans des sachets étiquetés, les images sont claires. Impossible de se tromper, même en montant ça un dimanche soir.

Le seul point pénible, c’est le nombre de vis à poser. Elles sont longues, il y en a beaucoup, et si tu as un petit tournevis électrique, sors-le : tu gagneras une vingtaine de minutes. Côté finition, c’est une machine tout plastique, mais c’est bien fini, et ce blanc me plaît beaucoup. À ce prix-là, elle a de la gueule dans un atelier. Si tu veux le détail du déballage complet, je t’ai déjà raconté tout ça dans mon article sur le déballage de la Snapmaker U1.

📏 Premier jour : calibration, mise à jour et fichier piégé

Première mise sous tension, je suis le guide pas à pas. La calibration se lance, et là, surprise : douze minutes pour le nivellement automatique, avec 169 points de mesure. Je comprends, avec quatre têtes il faut que ce soit nickel, mais il faut être patient. Dans la foulée, l’imprimante me suggère une mise à jour du firmware. Je la fais, et évidemment, il faut recalibrer.

Astuce de Johan : après chaque mise à jour de firmware, refais une calibration complète de ton imprimante. C’est long, mais ça t’évite des impressions ratées en série.

Premier accroc : l’écran est en anglais. Pas de français, seulement de l’allemand, ce qui est ballot pour une machine qui vise tout le monde. Et dans la foulée, la galère annoncée : pendant ce test Snapmaker U1, je lance le fichier de test préchargé dans la machine, et bam, erreur. Le message me dit que la buse n’est pas à la bonne taille. Je vérifie tout, je re-vérifie : tout est en 0,4. Sauf que le fichier fourni avec la machine est configuré pour des buses de 0,2. Pourquoi ? Mystère, peut-être une version de test entre mes mains.

Dans ce test Snapmaker U1, la solution a été simple : j’ai envoyé mon propre fichier depuis l’application Snapmaker sur mon téléphone, sans même passer par le slicer de l’ordinateur. Et là, premier print réussi : un toucan, sorti nickel. Si ce problème t’arrive, tu sais quoi faire. Ce modèle venait d’ailleurs de la bibliothèque de modèles de l’application, qui travaille avec des artistes, et la plupart de mes impressions de ce test Snapmaker U1 en sont issues.

♻️ Zéro déchet : mes bobines ne bougent plus

Test Snapmaker U1 : jusqu'à 85 % de déchets en moins versus un système à purge

Le gros argument de ce test Snapmaker U1, c’est le zéro déchet. Les quatre têtes, ce sont quatre filaments chargés en permanence. Quand tu changes de couleur, pas de purge massive comme sur les machines à une seule tête équipées d’un système type AMS ou CFS : la machine change carrément de tête.

La seule chose qui reste, c’est une petite tour de purge, et honnêtement, je lui pardonne. Quand je jette un œil à mes bobines, elles restent quasi pleines. Sur les autres machines multicouleurs passées entre mes mains, je voyais mes bobines fondre à vitesse grand V. Là, non. Et côté portefeuille, c’est le nerf de la guerre : mes bobines ne bougent pas, donc mon budget non plus. Le peu de déchets que j’ai récoltés venait du flow calibration et des chargements et déchargements de bobine, pas des changements de couleur. C’est une nuance importante.

Pour ceux qui veulent du zéro déchet total après ce test Snapmaker U1, le slicer permet de purger directement dans le remplissage de la pièce ou de transformer la tour de purge en petit objet. Je te donne ce que le slicer permet de faire, mais je ne les ai pas testées, ces deux astuces, je te le dis cash. Et pour situer le niveau : Snapmaker annonce jusqu’à 85 % de déchets en moins par rapport aux systèmes à purge classiques.

Un détail qui en dit long : j’avais annoncé que je démontais les boîtiers CFS de ma K2 Pro, et c’est fait. À leur place, il y a maintenant la Snapmaker U1. Après cette machine, revenir en arrière, ça va être dur.

⚡ 5 secondes pour changer de tête, et un mélange des couleurs de peintre

SnapSwap, le dock de changement de tête de la Snapmaker U1 en 5 secondes

Le changement de tête, parlons-en : cinq secondes, chronométrées, entre la fin d’une couleur et le début de la suivante. Cinq secondes, je te jure. Avant ce test Snapmaker U1, un changement de couleur durait entre une minute vingt et une minute cinquante. L’attente était interminable. Là, tu clignes des yeux et c’est reparti.

Mais ce qui m’a vraiment scotché dans ce test Snapmaker U1, c’est le mélange des couleurs. Le Snapmaker Slicer est basé sur OrcaSlicer, et il permet de mélanger deux filaments pour créer une couleur intermédiaire. Comme un peintre. Concrètement, j’avais les quatre bobines de base fournies avec la machine : jaune, blanc, rouge et noir. Il me fallait du vert pour une tige de rose. Pas de vert dans les cartons. Et pourtant, j’ai eu mon vert : le slicer a mélangé du jaune et du noir.

Même chose pour le tigre de ma fille : un orange obtenu par mélange, un peu trop rouge sur les bords, mais elle, elle voit un tigre orange avec des taches marron, et moi je vois une machine qui rend un papa créatif. Avec quatre bobines de base, tu débloques une palette complète. C’est le genre de truc qu’on doit voir de ses propres yeux.

🖼️ Huit impressions, huit tests, une seule conclusion

Impression 4 couleurs d'un stégosaure avec la Snapmaker U1 lors de mon test

Pendant ce test Snapmaker U1, j’ai enchaîné huit modèles, et chacun raconte quelque chose. La rose d’abord, avec sa lumière intégrée et sa tige verte obtenue par mélange, les pétales en rouge et blanc. Le tigre pour ma fille, en orange mélangé. Le dragon, sorti nickel sans support, lui qui m’avait bloqué au premier jour avec son fichier piégé. Le masque d’opéra de Pékin, grand, détaillé, en quatre couleurs, avec une tour de purge énorme que je lui pardonne volontiers.

Ensuite, le Flapper Zero, un casse-tête à charnières imprimé d’une seule pièce : aucune pièce qui coince, aucun craquement, et ma fille qui adore jouer avec. La tasse morpion avec ses pions, dans un filament qui ressemble à du chocolat. Et la baguette magique avec son centre qui tourne, emboîtée parfaitement sans une goutte de colle. Chaque modèle de ce test Snapmaker U1 en deux exemplaires, évidemment, pour mes deux filles. Huit modèles, huit manières de tester la machine, et une seule conclusion : elle tient ses promesses.

Snapmaker U1 : impression multi-matériaux rigide et flexible (PETG et TPU)

Et si tu pousses le concept encore plus loin, cette machine ouvre la porte du multi-matériaux : Snapmaker annonce la possibilité de combiner du rigide et du flexible dans une même pièce, par exemple du PETG pour la structure et du TPU pour les zones souples, imprimés en une seule fois. C’est une capacité que je n’ai pas poussée au maximum pendant ce test Snapmaker U1, mais elle est documentée sur la page officielle du produit, et ça élargit sérieusement ce que tu peux fabriquer.

🎄 La maison de Noël montée en direct

Mon modèle préféré de ce test Snapmaker U1, c’est la maison de Noël. Oui, je sais, on n’est pas en décembre, mais cette période me plaît trop, et dès que j’ai vu ce modèle multicolore, j’ai su que je voulais le faire. Pendant ce test Snapmaker U1, plusieurs plateaux, beaucoup de couleurs, des impressions longues : zéro souci sur la durée.

Et le moment le plus satisfaisant de ce test Snapmaker U1, c’est de l’avoir montée en direct devant la caméra. Les supports s’enlèvent sans difficulté, les fenêtres s’emboîtent parfaitement, la toiture, la cheminée, les petits sapins, le traîneau du père Noël, la couronne : tout tombe juste. Rien à coller, à part deux ou trois sapins qui mériteraient un point de colle par sécurité. Au niveau tolérance, je n’ai rien à reprocher à cette imprimante. Quand tu imprimes en pensant que ça va marcher, et que ça marche devant toi, c’est un bonheur simple.

⚠️ Les défauts que j’ai notés, cash

Alerte bruit : pendant ce test Snapmaker U1, le plateau monte et descend, et j’entends des boum boum jusque dans la pièce en dessous. Si tu imprimes la nuit et que tu es sensible au bruit, note-le. D’autres CoreXY que j’ai testés ne font pas ça.

Soyons honnêtes, comme pour toutes les machines : ce test Snapmaker U1 a aussi ses défauts. Le bruit du plateau, donc, qui choque un peu. La calibration, longue, douze minutes, avec des étapes manuelles devant la machine. L’écran en anglais, qui m’agace vraiment, parce que c’est dommage pour une machine qui vise le grand public. Et la caméra intégrée de 2 mégapixels : très pratique pour surveiller une impression depuis son téléphone, mais le flux en direct lag et saccade. Les timelapses, en revanche, sont superbes, tu as pu en voir pendant la vidéo.

Ce qui compense tout ça, c’est le support derrière. Snapmaker a sa propre chaîne YouTube avec un paquet de vidéos explicatives sur la U1, notamment sur l’entretien, et un wiki avec des outils de nettoyage à imprimer, prêts à télécharger. Sans oublier le wiki des erreurs, avec les codes et les solutions. Tu auras des erreurs, comme sur toute imprimante, mais tu as tout ce qu’il faut pour t’en sortir.

🏁 Mon verdict : qui achète, qui passe son tour

Snapmaker U1 : volume d'impression de 270 x 270 x 270 mm, testée par Johan

Pour 899 euros, une machine quatre couleurs, quatre matériaux, sans déchet, avec un changement de tête en cinq secondes et un slicer basé sur Orca qui fonctionne du premier coup : pour moi, c’est la plus grosse claque de tout ce que j’ai testé sur cette chaîne. Point final.

Maintenant, soyons lucides. Si tu imprimes 90 % du temps en monocouleur simple, cette machine n’est pas pour toi : prends moins cher. La U1 se choisit pour le multicouleur sans gâchis. Et pour ça, du débutant au pro, elle est faite pour tout le monde. Je n’ai quasiment pas touché aux réglages pendant ce test Snapmaker U1 : tout est bien calibré, et la machine gère le reste. Après ce test Snapmaker U1, si tu veux tester le multicouleur sans avoir peur de vider tes bobines, pour l’instant je ne vois pas mieux. Tu peux d’ailleurs retrouver ce test Snapmaker U1 en vidéo tout en bas de l’article.

❓ Questions fréquentes sur la Snapmaker U1

Combien coûte la Snapmaker U1 ? Comptez environ 899 euros, et dans mon test Snapmaker U1, elle a déjà été vue à 849 euros. C’est une machine à quatre têtes sous la barre des 1 000 euros, ce qui était impensable il y a deux ans.

Est-ce que la Snapmaker U1 purge du filament ? Pendant ce test Snapmaker U1, aucune purge massive pour les changements de couleur : chaque tête garde son filament chargé en permanence. Il reste une petite tour de purge, que le slicer permet même de supprimer en purgeant dans le remplissage de la pièce.

Quel slicer utilise la Snapmaker U1 ? Le Snapmaker Slicer, utilisé pendant ce test Snapmaker U1, est basé sur OrcaSlicer. Il permet notamment de mélanger deux filaments pour créer une couleur intermédiaire, comme un peintre mélange ses couleurs.

Quels sont les défauts de la Snapmaker U1 ? J’ai relevé pendant ce test Snapmaker U1 quatre défauts principaux : un bruit de plateau perceptible, une calibration longue, un écran qui n’est pas en français et une caméra qui lag en direct. Le support Snapmaker (wiki, vidéos, outils à imprimer) compense largement.

📚 Sources et liens utiles

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