139 euros. C’est le prix du CHITU E1, une station de séchage et de stockage pour filaments 3D. Le CHITU E1, je l’attendais depuis un moment : c’est le premier déshydrateur à chambres indépendantes dans cette gamme de prix. CHITU Systems me l’a envoyée en collaboration, je l’ai testée pendant une semaine dans l’atelier. Mon avis est honnête, comme toujours.

Fiche technique : Double chambre indépendante (2 bobines par chambre, 4 au total). Chauffage PTC autorégulé, plage 0 à 70°C. Déshydratant auto-régénérant. Mode automatique piloté par l’humidité mesurée (déclenchement à 25%). Écran 3,5 pouces. Mise à jour via USB-C. Niveau sonore : 40 dB. 139€ en promo.

💧 Pourquoi l’humidité est l’ennemi numéro un

CHITU E1 - Déshumidificateur de filament 3D connecté

Dimanche dans l’Hebdo Makers, on a vu que le prix du filament a pris 56% aux États-Unis et que l’Europe va suivre, j’en parlais justement dans mon décryptage complet sur la crise du prix du filament. Et c’est exactement là que le CHITU E1 prend tout son sens : protéger son stock de bobines devient rentable. Si ton filament coûte plus cher, t’as intérêt à ne pas le ruiner. Et l’humidité, c’est le tueur silencieux de bobines.

Même une bobine neuve sous vide peut avoir absorbé de l’humidité pendant le stockage en usine ou le transport. Tu la montes sur la machine, tu lances une impression, et tu entends des petits pops : c’est l’eau qui bout dans la buse. Résultat : des pièces poreuses, des cordons qui cassent, une finition dégradée. Le four de la cuisine fait le job, mais il n’est pas conçu pour ça : un seul type de filament à la fois, zéro régulation intelligente, et une odeur de plastique chaud que ta famille n’appréciera pas.

🏗️ Deux chambres, quatre bobines, zéro compromis

CHITU E1 FilaPartner : deux unités de séchage de filament côte à côte

Le CHITU E1 a un argument massue : deux chambres complètement indépendantes. Chaque chambre a son propre chauffage PTC, son propre capteur d’humidité, sa propre régulation. Ce n’est pas un four à tiroirs où tout cuit à la même température. Tu peux sécher du PLA à 50°C dans la chambre de gauche et du nylon à 70°C dans celle de droite. Essaie de faire ça dans un déshydrateur à 35€.

Chaque chambre du CHITU E1 accepte deux bobines, soit quatre au total. Pour un maker normal qui alterne entre deux ou trois matériaux, c’est largement suffisant.

CHITU E1 : uniformité thermique inférieure à 10°C dans la chambre de séchage

Le chauffage PTC (Positive Temperature Coefficient) est autorégulé : pas de résistance qui rougit, pas de risque de surchauffe. La montée en température de 25 à 55°C est annoncée en 12 minutes. J’ai vérifié au chronomètre : c’est honnête pour un système à conduction. Ce n’est pas instantané, mais pour du séchage de filament, c’est propre. Et la chaleur est bien répartie : l’uniformité thermique reste sous les 10°C d’écart même avec les quatre bobines chargées.

🧪 Le déshydratant auto-régénérant : la vraie innovation

Le truc vraiment malin du CHITU E1, c’est son déshydratant auto-régénérant. C’est ce qui distingue le CHITU E1 d’un simple four à bobines. Pas de sachet de silica à changer tous les mois, pas de recharge à acheter. La machine détecte le taux d’humidité interne et régénère automatiquement le déshydratant dès que le seuil est dépassé.

En mode automatique, tu n’as même pas à te demander combien de temps faire tourner le cycle. Tu ne mets pas 4 heures ou 8 heures au pif : la machine décide. Dès que l’humidité redescend à 25%, elle s’arrête. Ce genre de détail paraît gadget sur le papier, mais quand tu as déjà oublié un filament 8 heures au four, ça change tout.

📦 Dry box : imprimer directement depuis la machine

CHITU E1 FilaPartner : déshydrateur et dry box pour filament 3D, double chambre

Le CHITU E1 n’est pas juste un four à filaments. C’est une dry box : les bobines restent au sec pendant l’impression. Le filament sort par les passe-fils et ne revoit jamais l’air ambiant. Pourquoi c’est important ? Parce qu’une bobine que tu sors du four et que tu poses sur ton imprimante, en 48 heures dans un atelier humide, elle a déjà repris 2% d’humidité. Avec le CHITU E1, la bobine ne quitte jamais la chambre sèche.

Le contenu du pack est complet : les modules de séchage, les accessoires et tout ce qu’il faut pour démarrer directement. Pas de mauvaise surprise à l’ouverture du carton.

CHITU E1 : contenu du pack, modules de séchage et accessoires fournis

🖥️ Écran, mode auto et mise à jour : le quotidien du CHITU E1

L’écran du CHITU E1 fait 3,5 pouces et il est résistif : il ne faut pas appuyer dessus comme sur un smartphone. Mais l’interface est franchement propre. Tu as la température cible par chambre, l’humidité en temps réel, le temps restant. Tu lances un cycle et tu sais exactement où tu en es.

Le mode basé sur l’humidité est le vrai plus : quand tu le mets en auto et que le taux atteint 25%, il se remet en route tout seul. Pas de timer à l’arrache, pas de « je mets 4 heures » ou « je mets 8 heures » : c’est lui qui décide. Dès que l’humidité redescend, il s’arrête.

Côté bruit, ça fait un petit peu de ventilo à 40 décibels : tu peux le laisser tourner la nuit sans gêner, mais pas dans la même pièce que toi. Et la mise à jour se fait via USB-C : tu télécharges le firmware sur le site de CHITU Systems et tu l’intègres directement. Il n’y a pas de Wi-Fi, et franchement, ça ne sert à rien sur ce type d’appareil.

🛠️ Une semaine dans l’atelier : ce que ça change concrètement

J’ai utilisé le CHITU E1 pendant une semaine complète, avec des vraies bobines, des vrais prints, pas juste une fiche technique. Et honnêtement, la différence se sent dès les premiers jours. Le geste qui change tout, c’est de ne plus avoir à anticiper : tu poses la bobine dans la chambre, tu lances le cycle automatique, et tu imprimes directement depuis la machine. Fini les allers-retours entre le four de la cuisine et l’imprimante, fini les « ah zut, j’ai oublié de sécher la bobine » à 23h quand tu voulais lancer un print pour la nuit.

Le confort mental vaut presque le prix d’achat. Avec du TPU ou du nylon, chaque impression est devenue prévisible : plus de cordons qui cassent en plein milieu d’un print de plusieurs heures, plus de surfaces poreuses qui gâchent une pièce fonctionnelle. Pour quelqu’un qui imprime principalement du PLA dans un salon sec, je maintiens que ça reste un luxe. Mais dès que tu touches aux matériaux techniques, ou dès que tu vends des pièces, c’est un outil qui se rentabilise vite.

Le point que je n’avais pas anticipé, c’est à quel point le mode automatique change les habitudes. Avant, je séchais « quand j’y pensais », c’est-à-dire rarement au bon moment. Maintenant, la machine surveille l’humidité en continu et relance le cycle quand il faut. C’est un petit détail d’interface, mais c’est lui qui fait toute la différence entre un déshydrateur qu’on utilise et un déshydrateur qui prend la poussière dans un coin de l’atelier.

💰 139€ : est-ce que ça vaut le coup ?

CHITU E1 : courbe de montée en température de la chambre de séchage

139 euros, ce n’est pas donné. Un déshydrateur à 35€ sur Amazon fait le job de base : il chauffe, la bobine sèche. Alors, pourquoi dépenser quatre à cinq fois ce prix-là ?

D’abord, le déshydrateur à 35€ n’a ni contrôle d’humidité, ni mode automatique, ni régénération de déshydratant. Tu fonctionnes au doigt mouillé, une bobine à la fois, un seul type de filament. Le CHITU E1 en fait quatre, avec des températures différentes, et il fait dry box en plus.

Ensuite, pose-toi une question simple : est-ce que tu as déjà perdu une bobine de nylon à 45€ parce qu’elle a saturé d’humidité ? Est-ce que tu as déjà ruiné une impression de 30 heures à cause d’un filament humide ? Le CHITU E1 se rembourse tout seul en bobines sauvées. C’est comme une assurance : tu la paies en espérant ne jamais en avoir besoin, mais le jour où tu en as besoin, tu ne regrettes pas de l’avoir prise.

Si tu débutes avec le filament technique, je t’invite aussi à lire mon test de la Anycubic Kobra X : comprendre sa machine et bien gérer ses matériaux, c’est les deux faces d’une même pièce quand on veut des prints propres. Le stockage du filament est trop souvent négligé, alors que c’est le premier facteur de qualité sur les matériaux sensibles à l’humidité comme le TPU ou le nylon.

Verdict : Si tu imprimes uniquement du PLA dans une pièce sèche, un déshydrateur à 35€ suffit. Si tu jongles entre PETG, TPU, nylon ou PC, ou si tu vends des pièces et que tu ne peux pas te permettre des prints ratés, le CHITU E1 est un vrai upgrade. Le déshydratant auto-régénérant et le mode automatique basé sur l’humidité réelle ne sont pas des gadgets.

CHITU Systems m’a fourni un code promo de 5% valable uniquement sur leur site officiel. Si tu veux me soutenir, passe par ce lien affilié Amazon. Si tu veux les 5%, passe par le site officiel.

Sources : CHITU Systems

Johan

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