Ce matin, je te parle d’une impression 3D dinosaure qui m’a scotché au fauteuil : Bambu Lab vient de ressusciter le Megalosaurus, le tout premier dinosaure jamais nommé par la science, et pas en miniature. Cinq sculptures de neuf mètres de long trônent depuis le 10 août dans les jardins de Blenheim Palace en Angleterre, dans le cadre de l’exposition Dinosaurs Are Forever.
Et la partie la plus folle dans cette impression 3D dinosaure, c’est la méthode : quatorze imprimantes de bureau Bambu Lab, tournant sept semaines d’affilée, ont produit tous les os en ABS renforcé de fibre de verre. Aucune machine industrielle géante, aucun moule en fibre de verre, juste un print farm de machines que tu as peut-être dans ton atelier.
🦖 Une impression 3D dinosaure qui fait le tour du monde
Les chiffres clés du projet :
🖨️ 14 imprimantes 3D de bureau Bambu Lab
⏱️ 7 semaines de production continue
🦴 5 sculptures de Megalosaurus de 9 mètres de long
🧪 Filament ABS-GF, de l’ABS renforcé de fibres de verre
🏰 Exposition Dinosaurs Are Forever, du 10 août au 1er novembre 2026
Quand j’ai vu les premières photos, j’ai cru à un montage. Un squelette de dinosaure de neuf mètres, posé dans un parc anglais classé à l’UNESCO, fabriqué avec des imprimantes de bureau ? C’est pourtant ce qui s’est réellement passé, et l’information est confirmée par le studio de l’artiste Jay Jay Burridge et par Bambu Lab lui-même. Cette impression 3D dinosaure marque un vrai tournant : elle prouve que le FDM desktop, celui qu’on installe dans une chambre ou un garage, peut produire des pièces à l’échelle d’un monument public.
Et ce n’est pas un simple coup de communication : cette impression 3D dinosaure repose sur un vrai travail de production, que je te détaille juste en dessous.

L’artiste britannique Jay Jay Burridge, à la tête du studio Future Fossils, a imaginé l’installation complète. Pour fabriquer les os, il a fait appel à Gerard Shields et à sa société Printpool, spécialisée dans la fabrication additive au Royaume-Uni. Le duo a installé une petite ferme d’imprimantes, a découpé chaque squelette en morceaux compatibles avec les plateaux de 256 millimètres, puis a imprimé les pièces avant de les assembler dans l’atelier de Future Fossils. Le résultat est exposé en extérieur, sous la pluie anglaise, sans protection particulière. C’est exactement ce que j’appelle une impression 3D dinosaure qui envoie du lourd.
🏰 Blenheim Palace, là où tout a commencé

Le choix du lieu n’a rien d’anodin. Blenheim Palace, dans l’Oxfordshire, est le château natal de Winston Churchill et un site du patrimoine mondial. Mais surtout, c’est à quelques kilomètres de là, dans le village de Stonesfield, que des carriers ont mis au jour au début du XIXe siècle les fossiles qui allaient devenir Megalosaurus, le « grand lézard ». Le géologue et pasteur William Buckland a étudié ces os et a officiellement nommé l’animal en 1824. À l’époque, le mot dinosaure n’existait pas encore : il faudra attendre 1842 pour que Richard Owen regroupe Megalosaurus, Iguanodon et Hylaeosaurus dans le nouvel ordre des Dinosauria, les « lézards terribles ».
Deux cents ans plus tard, le comté qui a donné son nom scientifique au premier dinosaure accueille cette impression 3D dinosaure géante. Les fossiles originaux, eux, sont toujours visibles au Museum of Natural History de l’Université d’Oxford, à une demi-heure de route. Entre les pierres authentiques de 1824 et les os imprimés de 2026, la boucle est bouclée, et c’est assez émouvant pour un passionné comme moi.
🖨️ Le print farm de 14 Bambu Lab qui a tout changé

Ce qui me fascine dans ce projet, c’est la production. Gerard Shields a fait tourner quatorze imprimantes Bambu Lab en parallèle pendant sept semaines. Chaque impression 3D dinosaure a été segmentée en sections qui tiennent sur le plateau d’une machine de bureau, imprimées en série, puis finies et assemblées à la main. C’est la logique du print farm poussée à l’extrême : au lieu d’une seule machine qui passe des heures sur une pièce, une flotte de machines qui travaillent en même temps sur des morceaux différents.
Pour moi, cette impression 3D dinosaure est la meilleure démonstration possible que le plafond du FDM desktop n’est plus la machine, mais l’organisation autour : la stratégie de découpe, la gestion de la flotte, le séchage des bobines, et surtout le temps d’assemblage et de finition. Une seule Bambu Lab fabrique des pièces en centimètres. Quatorze, coordonnées pendant sept semaines, fabriquent des structures en mètres. Si tu hésites encore à monter ton petit farm, regarde ce qu’ils ont fait avec des machines grand public.
🧬 De l’ABS-GF pour des os de 9 mètres

Côté matériau, Printpool a choisi l’ABS-GF, un ABS chargé en fibres de verre. C’est un choix crucial pour une impression 3D dinosaure destinée à vivre dehors : ce filament apporte une rigidité et une stabilité dimensionnelle nettement supérieures à l’ABS standard, ce qui compte énormément pour des pièces exposées au vent, à l’humidité et aux variations de température.
En contrepartie, l’ABS chargé est abrasif : il faut un hotend renforcé, une buse durcie, une enceinte fermée et une gestion sérieuse du warp. Rien de sorcier pour qui a déjà imprimé des matériaux renforcés, mais le faire sur quatorze machines en même temps, à cette échelle, c’est une autre paire de manches.
Chaque sculpture repose sur une armature légère articulée. Les os imprimés en 3D côtoient des pièces sculptées à la main, dans un mélange assumé de techniques traditionnelles et de fabrication additive. Cette impression 3D dinosaure n’est pas une reconstitution de musée classique : c’est une interprétation, mi-animal, mi-machine, qui fait réfléchir sur ce que deviendrait un dinosaure modelé par la technologie d’aujourd’hui.
🎨 Science, art et machine : la vision de Jay Jay Burridge

Pour garantir une anatomie crédible, Jay Jay Burridge a travaillé avec le Dr Matt Dempsey, biologiste musculosquelettique, paléontologue des vertébrés et illustrateur scientifique, formé à l’Université de Liverpool et au Natural History Museum de Londres. Ensemble, ils ont construit une reconstruction numérique du Megalosaurus en croisant les fossiles originaux avec les données des dinosaures les plus proches. Ensuite, Burridge a poussé le design bien au-delà de la copie fidèle, avec des squelettes qui ressemblent à des créatures hybrides, entre chair fossile et robotique.
« Prendre des créatures de 166 millions d’années pour les reconstruire avec la technologie d’aujourd’hui, c’est parfaitement logique », explique l’artiste, qui voit dans ce projet une impression 3D dinosaure pensée comme une oeuvre d’art totale. On avait déjà vu la mode se réconcilier avec la fabrication additive quand Jean Paul Gaultier a collaboré avec Sculpteo pour sa collection de couture 3D, mais jamais à cette échelle monumentale.
De son côté, Nadia Yaakoubi, responsable de la communication chez Bambu Lab, résume bien l’enjeu : soutenir la première reconstruction imprimée en 3D du Megalosaurus, le premier dinosaure découvert au monde, c’est la preuve que la technologie moderne peut faire revivre les histoires anciennes. Cette impression 3D dinosaure est donc à la fois un projet artistique, scientifique et industriel.
🏭 Ce que ça change pour nos ateliers

Je ne vais pas te mentir : cette impression 3D dinosaure m’a fait réfléchir à ma propre façon de travailler. Trop souvent, on se limite à ce que le plateau peut contenir. Le projet de Blenheim montre qu’en segmentant une pièce énorme et en répartissant les sections sur plusieurs machines, on peut atteindre une échelle qu’on croyait réservée aux imprimantes grand format à plusieurs milliers d’euros. La même logique vaut pour les décors, les accessoires cosplay, le mobilier ou les pièces détachées de grande taille.
Le second enseignement concerne le matériau. J’ai déjà parlé de la montée des prix des filaments et des alternatives sérieuses comme le recyclage, mais l’ABS-GF mérite qu’on s’y attarde : il est parfait pour les pièces structurelles exposées à l’extérieur, là où la rigidité prime sur la résistance au choc. Et si tu veux voir ce que donne le haut de gamme Bambu Lab au quotidien, je t’invite à relire mon analyse de la Bambu Lab A2L, une machine qui cache un vrai moteur professionnel sous un prix grand public. Cette impression 3D dinosaure, c’est un peu la version spectaculaire de ce que ces machines savent faire dans l’ombre.
🎟️ Voir les dinosaures en vrai

Si tu passes en Angleterre cet automne, l’exposition Dinosaurs Are Forever est accessible du 10 août au 1er novembre 2026 dans les jardins de Blenheim Palace, de 10 heures à 17 h 30. L’entrée est incluse dans le billet Park & Gardens ou dans l’Annual Pass. Les cinq Megalosaurus y font leurs tout premiers pas publics, et c’est l’occasion rare d’inspecter à taille réelle ce que donne une impression 3D dinosaure produite par un print farm de bureau.
Et la région n’a pas fini de me surprendre : des pistes de dinosaures parmi les plus grandes jamais découvertes ont été mises au jour à la carrière Dewars Farm, près de Bicester, juste à côté de Blenheim. Entre les fossiles originaux du musée d’Oxford, ces empreintes géantes et les sculptures imprimées, l’Oxfordshire offre aujourd’hui un avant-après complet sur la façon dont on reconstruit un animal de 166 millions d’années. Je pense que c’est le plus bel hommage possible à la première impression 3D dinosaure de l’histoire de la paléontologie.
❓ FAQ : impression 3D dinosaure
Combien de temps a duré l’impression 3D dinosaure de Blenheim ?
La production des os a pris sept semaines, avec quatorze imprimantes Bambu Lab qui tournaient en parallèle. Ensuite, les équipes de Future Fossils ont passé plusieurs semaines supplémentaires à finir et à assembler les pièces dans leur atelier. Au total, cinq sculptures de neuf mètres ont été livrées pour l’ouverture de l’exposition le 10 août 2026.
Quel filament a été utilisé pour cette impression 3D dinosaure ?
Les os ont été imprimés en ABS-GF, un ABS renforcé de fibres de verre. Ce matériau offre une rigidité et une stabilité dimensionnelle bien supérieures à l’ABS classique, indispensables pour des sculptures installées en extérieur. Il demande en contrepartie une buse durcie et une enceinte fermée sur les machines.
Une impression 3D dinosaure géante tient-elle vraiment dehors ?
Oui, c’est tout l’intérêt du projet. Les sculptures issues de cette impression 3D dinosaure en ABS-GF sont installées dans les jardins de Blenheim Palace, exposées aux intempéries anglaises pendant plusieurs mois, jusqu’au 1er novembre 2026. Chaque squelette repose sur une armature articulée en métal léger, et les os imprimés conservent leur forme grâce à la rigidité du matériau renforcé.
Où voir cette impression 3D dinosaure de Bambu Lab ?
Les cinq Megalosaurus sont visibles à Blenheim Palace, dans l’Oxfordshire, jusqu’au 1er novembre 2026, avec le billet Park & Gardens ou l’Annual Pass. Les fossiles originaux du Megalosaurus, ceux décrits par William Buckland en 1824, sont exposés au Museum of Natural History de l’Université d’Oxford.
🔗 Sources et liens pour aller plus loin
Pour cette impression 3D dinosaure, je n’invente aucun chiffre : tout est vérifiable dans les sources officielles ci-dessous.
- Bambu Lab 3D Printers Bring a 166-Million-Year-Old Dinosaur Back to Life, 3DPrint.com
- Dinosaurs Are Forever, page officielle de Blenheim Palace
- Dinosaurs Are Forever, Art Fund
- Bambu Lab at Blenheim Palace : 14 Printers, 9-Metre Dinosaurs, Stack Archive
- Museum of Natural History, University of Oxford
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Johan



